La Chienne dans les orties

de Marc-Michel Georges

La Chienne dans les orties

 

« Exceptionnelle, Chantal Péninon défend un texte vif, cru et d’une déchirante humanité dans ce spectacle où, seule en scène, elle se laisse posséder viscéralement par son rôle. Beau, puissant et terriblement émouvant mais sans pathos. Un coup de cœur. Théâtrorama​​



Dans un décor fait de ces brise-vents qu’on trouve sur les plages et qui tracent un trait d’union entre le voyage fantasmé et la triste réalité où le personnage se meu(r)t, la comédienne Chantal Péninon livre une bouleversante composition. On ne peut s’empêcher de songer à Miriam Boyer dans « La Vie devant soi » ou le plus récent « Désolé pour la moquette », mais en plus désespéré. De son regard bleu azur, seul signe de vie tangible qui semble encore émerger de cet être prisonnier de gris, Chantal Péninon vit viscéralement son rôle et offre un portrait de femme dont le combat fait la grandeur. Un combat contre la mort ou contre cette vie qui n’en est déjà plus vraiment une. On sort de ce spectacle abasourdi car du théâtre de cette puissance, pratiqué avec une telle abnégation, exercé avec une tel don de soi se fait rare. Pour ne pas dire rarissime. » Franck Bortelle​​

« Une femme seule dans un décor de malheur. Quelques canisses qui tracent une ligne qui ondule sur la scène. Cette femme tenait une épicerie, qui a fermé. Elle le sait, ou elle ne le sait plus, tant le choc a été violent. Elle revient pour continuer sa vie. Elle fait comme si rien n’avait été interrompu, alors qu’il n’y a plus d’épicerie, plus de famille à portée de main, plus de client à qui parler. Elle parle. Beaucoup. Dans sa folie. Dans son désespoir. Marc-Michel Georges a saisi la douleur là où elle est la moins lucide et la plus destructrice. C’est un texte qui ne cherche pas l’habileté et la narration d’une histoire. C’est un bloc de souffrance, à vif, à nu. Toute la capacité d’exclure de nos sociétés est là, mais sans commentaire, sans explication. Et c’est plus politique qu’une pièce politique. Webthea​



La comédienne, Chantal Peninon, opère une étonnante métamorphose en se transformant en un fauve, beau et terrifiant, hallucinant et bouleversant. Un sacré coup de poing. » Gilles Costaz​

 

 

« Entre chien et loup, dans la chaleur de l’été, elle sort de derrière des canisses et s’adresse aux gens. Elle, c’est Henriette Meyrieux. Elle est en haut de la ville dans la ruine de ses souvenirs bien présents. En bas, un hypermarché a tué son commerce, et son mari est mort également. Froggy’s Delight​​

Il faut aller découvrir « La chienne dans les orties », texte grandiose et voir cette phénoménale comédienne qui porte avec une acuité et une présence rare ce monologue, sans un seul temps mort. Sa prestation impressionne et on gardera longtemps en mémoire cette Henriette Meyrieux qui, en attendant un hypothétique car qui ne viendra jamais, lance ce long éclat de rire de désespoir. » Nicolas Arnstam​​