Entre ciel et chair

de Christiane Singer

« Entre ciel et chair », adapté du roman éponyme de Christiane Singer, met en scène la célèbre Héloïse vingt ans après la mort de son amant, le philosophe Pierre Abélard, alors qu’elle est abbesse du Paraclet. Dans une langue splendide, servie par une actrice et une musicienne inspirées, s’exprime une belle vision du monde où se réconcilient érotisme et mystique. Les Trois Coups



 

Ni une, ni deux

de Anne Marion-Gallois

Anne Marion-Gallois a fait avec ses comédiens un beau travail sur le clown, sa tenue et son corps, constamment tournés vers le monde, en questionnement toujours sur son absurdité. Les comédiens, à l’origine du projet, défendent leur spectacle avec une grande générosité. Le texte d’Eugène Durif présente de nombreuses difficultés (l’overdose de mots guette, le huis-clos sartrien ou beckettien n’est pas loin non plus) et le spectacle pourrait s’essouffler si ce langage si particulier à l’auteur n’était pas soutenu avec tant de sincérité, d’humour et de générosité par la troupe Art Factory."Un fautueil pour l'orchestre​​

 

Je vous recommande cette pièce du dramaturge Eugène Durif éditée par ailleurs aux éditions Actes Sud"Obiwi​

Bienvenue donc dans le chassé croisé d’un auteur contemporain majeur et d’une compagnie qui a de l’énergie à revendre." Le souffleur.net​

Une Valse algérienne

de Élie-Georges Berreby

«Ce que raconte l’auteur, Élie-Georges Berreby, dans sa pièce a, en partie, été vécu. Le témoignageest précieux, le texte criant de vérité. » … « Les scènes sont fortes, les imagesémouvantes »… «Jérôme Sitruk porte superbement le désarroi de son rôle. Son jeu estconvaincant et chargé d’émotion. »… «Une valse, oui. Une valse pour dire l’amour, le rêve éveilléd’un amour qui ne sera plus. Des images destinées à rester en noir et blanc, enfouies dans lamémoire d’âmes en pleurs, saignées, à tout jamais. Mais une valse, aussi, pour raconter un mondedans lequel on tourne en rond, on s’essouffle et où l’on meurt. Le propos est poignant, le spectacle touchant. »

« L’épisode de la guerre d’Algérie est malheureusement peu connu de nos jours. Qui sesouvient ? Alors l’époque post décolonisation et ses conséquences, n’en parlons pas… « Une valse algérienne » d’Elie- Georges Berreby vient heureusement combler nos lacunes. Sur fondde Roméo et Juliette politique, l’auteur nous réveille (beaucoup), nous secoue (pas mal) et aufinal nous offre le meilleur visage de l’Histoire et du théâtre : quand le passé et le présent serépondent intelligemment, quand les pièces de théâtre rendent hommage et font réfléchir. (…) texte suffisamment évocateur pour nous entraîner dans le monde violent de la post colonisation, si poignant et prégnant que tout décor en devient superflu. Et puis…Comme dans toutes les belles histoires, Dina et Joël finiront par tomber inexorablement amoureux. Et que peut-on contre l’amour ? Rien ou plutôt tout. La société, la morale, les terroristes, la religion, tout se mettra en travers de leur chemin. Et c’est avec amertume que nous ne pourrons que constater avec eux que la liberté reste une terre promise. Hélas, on n’a pas évolué depuis les Capulets et les Montaigus…. Cette pièce, engagée et militante, toute en interrogations ne laissera personne indifférent. Elle est fortement à recommander. Ode à la liberté, un seul mot d’ordre s’impose : courez-y ! »

« Un spectacle fort et juste qui rejoue les Capulets et les Montaigus aux lendemains peu chantants del’indépendance algérienne » (…) « « Une valse algérienne » aborde avec tact des sujets douloureux etprouve à nouveau qu’avec beaucoup d’exigence, on peut faire du grand théâtre avec peu de moyens »Yael - www.toutelaculture.com


« Bientôt cinquante ans après, la guerre d’Algérie continue de susciter polémiques etdébats enflammés (…) A croire que ce sujet, qui figure certes parmi les heuressombres de l’Histoire de France, ne peut être évoqué autrement que par lapolémique. « Une valse algérienne » évite soigneusement cet écueil. Ici, c’est lethème universel de l’amour qui est évoqué, avec ses joies et ses contraintes.(…) En transposant le thème de l’amour impossible au coeur d’un pays ravagé par une guerre et découvrant à peine l’indépendance, Elie-Georges Berreby montre à quel point l’amour, aussi sincère qu’il soit, reste malheureusement souvent dépendant des événements extérieurs, en Algérie comme partout ailleurs. Les acteurs sont remarquables, Jérôme Sitruk qui, comme le décrit Milan Kundera dans « L’ignorance », perçoit à quel point l’on peut se sentir étranger dans son propre pays, et alterne parfaitement humour et désenchantement.»
Nicolas Kiertzner - www.froggydelight.com


En une heure de temps que dure la pièce, l’auteur nous donne à voir le point de départ de la longue dérive du système d’après 1962 qui effectivement entraînera les fermetures sociale, politique, humaine, admirablement montrées sur scène… La valse algérienne est une cure de lucidité primordiale.
-El Watan

Nadja

par theatrauteurs

"Avant de rencontrer le texte, coup de foudre en direction de l'affiche qui semble d'emblée vouloir indiquer que NADJA fut le violon d'Ingres d'André Breton. 

La suite le confirmera aisément car c'est précisément l'histoire d'une rencontre-coup-de-foudre qui est ici évoquée.

Un homme, plus très jeune, marié de surcroît, croise un jour une femme qui ne ressemble à personne et qui va le subjuguer au point de chercher à la revoir, ce qui adviendra comme par hasard mais peut-être pas tout à fait, cependant.

Elle ressemble à l'oiseau qui se pose de branche en branche et dont le gazouillis le charmera.

D'où vient-elle ? ... Où va t-elle ? ... Que cherche t-elle ? 

L'homme amoureux même s'il ne veut pas l'être, s'il n'en est pas tout à fait conscient, s'éprend du mystère, tombe dans les rets de cette moderne Circé. Il se promènera tout au long des rues de Paris avec elle, l'emmènera dans les cafés, échouera même en sa compagnie aux Tuileries un soir à minuit, comparera leur pensée commune à ce jet d'eau qui s'élève dans le ciel tant la présence de cette femme le transcende.

Emporté par une forme de lyrisme, un baiser aura valeur de communion et ses dents à elle seront l'hostie souhaitée.

Cette femme possède un charme mystérieux qui fait choir les assiettes des mains du serveur en ce restaurant du quai Malaquais. Elle a besoin d'argent ? Qu'à cela ne tienne, il lui en apportera, comment pourrait-il faire autrement ? La question ne se pose même pas.

- " Que veux-tu ? ... l'argent me fuit " dira t-elle.

Il écrit, elle dessine. Le rêve se poursuit.

Nolwenn Tanet donne ici une réplique aussi intelligente qu'attentive à Bernard Havette dont la crinière neigeuse ajoute de l'éphémère à ce surréaliste duo.

" Dis-moi qui tu hantes, je te dirai qui tu es "

Ces rencontres auront lieu entre octobre 1926 et février 1927. Nadja sombrera ensuite dans la folie et deviendra dans la foulée, un mythe. Créature inspirée pour l'homme et inspiratrice pour l'écrivain. André Breton ne la reverra jamais.

Ce spectacle est une narration mais pas seulement puisque l'interprète féminine est tout à la fois, musicienne, comédienne et chanteuse, son partenaire ayant signé l'adaptation et la mise en scène. A voir et pas seulement pour le texte d'André Breton."

 

Simone Alexandre

 

http://www.theatrauteurs.com/archive/2013/11/12/nadja-de-andre-breton-5219614.html

L'heure du biscuit

Michèle Barbier

Deux sœurs et leur mystère

 

Deux sœurs âgées vivent recluses dans un appartement. C’est la soupe à la grimace tous les jours. L’une, sous prétexte qu’elle est diminuée, domine l’autre, la blesse, lui donne des ordres. Derrière leur vie, il y a un mystère qui s’expliquera peu à peu. Mais le monde extérieur et les souvenirs, cadenassés, restent à distance. Une lettre arrive de temps en temps, mais la femme autoritaire ne l’accepte pas et demande au facteur de la retourner à l’envoyeur. Pourtant, ces lettres pourraient entrouvrir le passé caché et changer la vie des deux femmes…

 

Michèle Barbier est une personnalité du cirque, mais elle a aussi écrit et joué des pièces de théâtre. Celle-ci, L’Heure du biscuit (par référence à l’heure où les personnages mangent rituellement une douceur), est sans doute sa meilleure pièce. C’est un texte sur deux tons : la relation des deux protagonistes est sur le mode intime – avec des éclats et des silences -, les deux passages du facteur sont sur le mode fantaisiste. Les tonalités intimes l’emportent, en nous touchant profondément. Michèle Barbier joue la femme pourvue de dureté et de méchanceté, en donnant à toutes les répliques leur acidité et leur fond de tristesse. Chantal Peninon campe la sœur à moitié soumise mais capable de révolte ; elle le fait avec beaucoup de nuances. Ludovic Salvador interprète habilement deux personnages épisodiques et opposés.

C’est un croquis, un pastel, une nouvelle : un joli moment où la vérité humaine est saisie au vol, secrètement, de quelques élégants coups d’aile.Gilles Costaz webthea.com


"Géraldine Moreau-Geoffroy est une Suzette tout à la fois mordante et pétillante. Complètement extravertie, elle déborde d'énergie et par constraste, met en valeur le jeu subtil et précis de sa partenaire, Ivana Coppola qui prête son envergure au personnage de Blandine, femme riche et distante que le sort n'a cependant pas épargnée. La cohésion aura lieu entre ces deux êtres si différents. Theatrauteurs


"Cette pièce est à voir absolument." Simone Alexandre

"Compartiment fumeuses" de Joëlle Fossier, c'est une rencontre, une rencontre entre deux femmes, une rencontre improbable, que seule la promiscuité carcérale rend possible, la tragédie ne connaissant pas de frontière de classe, qui va permettre à l'une de se reconstruire et à l'autre de se construire au travers d'un amour inattendu. Froggy's Delight

Compartiment fumeuse

de Joëlle Fossier

Téâtre Falguière - 55, rue de la Procession - 75015 Paris    mail : falguiere.theatre@gmail.com

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